Linux dans les version 1.2.13pl10 et 2.0.1x fonctionnent sur
l'AfterBurner, mais il reste deux gros problèmes : le noyau ne
peut pas être chargé en FastRam (ne vous inquiétez pas trop, elle
est reconnue et utilisée ensuite par Linux) et le noyau n'arrive
pas à rebooter la carte.
Voyons maintenant ce qu'il faut pour arriver à booter Linux :
- 0, 4 ou 16 Mo de FastRam dans le slot SIMM du haut, sinon
elle ne sera pas reconnue correctement (cela changera lorsque le
bootstrap aura le test de détection de la mémoire propre à
l'AfterBurner, ce qui ne saurait tarder),
- le programme de boot NE doit PAS être exécuté en FastRam ou
lire le noyau en FastRam. Pour cela, vous devez enlever les bits
'Load to FastRam' et 'Malloc from FastRam' du header du programme
de boot (avec le CPX File/Info par exemple),
- et enfin, vous devez forcer la lecture du noyau en ST-RAM.
Pour cela utilisez l'option -s dans la ligne de commande du
programme de boot.
Une fois ces précautions prises, Linux fonctionne très bien et
surtout très vite par rapport à un Falcon normal : pas de
problèmes avec les communications séries (plus de serial overrun),
les disques durs IDE sont plus rapides, X-Windows est plus
qu'utilisable (plus de keyboard overrun), et que dire des
compilations si ce n'est que maintenant, la compilation du noyau
est (presque) agréable.
En résumé, si vous voulez avoir un système agréable à utiliser
en mode graphique et en développement et que votre budget ne vous
permet pas d'acheter un Medusa, n'hésitez pas, l'AfterBurner est
là.