Mise à l'heure
La
mise à l'heure sous Linux/68k est intelligente, dans le
sens où une fois choisi son fuseau horaire et son pays, le
passage aux heures d'hiver et d'été est
automatique, pas mal non ? Il est vrai que maintenant ce ne sera
peut-être plus d'actualité...
Notre
fuseau horaire est MET et MET DST pour l'heure d'été.
Pour
configurer l'heure, il existe deux solutions :
- une solution globale qui sera prise en compte pour tous les
utilisateurs (cette notion sera développée dans le
paragraphe suivant),
- une solution par utilisateur.
Solution Globale
Comme
dans Linux/68k, tout est fichier, la configuration va se faire à
travers de deux fichiers.
Pour
cela, il existe un package nommé zoneinfo qui contient tous
les fichiers pour tous les pays. Ces fichiers sont des fichiers
binaires qui indiquent les règles de calcul de l'heure.
Ils se trouvent dans le répertoire /usr/lib/zoneinfo.
Comme
la France se trouve en zone MET, il suffit de copier le fichier MET
en un fichier localtime et ensuite de faire un lien symbolique de ce
fichier en posixrules.
Voici
les commandes à exécuter :
cd /usr/lib/zoneinfo
cp MET localtime
ln -sf localtime posixrules
Solution par utilisateur
Cette
solution peut être utile pour modifier temporairement l'heure
du système sans affecter tout les autres programmes.
Pour
ce faire, il suffit de déclarer une variable d'environnement
se nommant TZ et de l'initialiser à la valeur que l'on
veut. Dans notre cas, ce sera MET ou MET-DST.
Le Swap
Linux/68k
permet de gérer de la mémoire virtuelle. Ce type de
mémoire permet d'étendre la mémoire vive
de votre système avec une partie de votre disque dur. Ce
procédé est plus que pratique, le seul reproche est la
lenteur engendrée du à l'utilisation du disque
dur.
La
création de swap est obligatoire pour les machines avec peu de
mémoire, comme le sont les Falcons de base avec 4Mo de RAM.
Linux/68k
permet de gérer deux sortes de swap : un swap à partir
d'un ou plusieurs fichiers, ou une partition de swap, comme je
vous l'avez indiqué dans le deuxième article au
moment de créer vos partitions.
La
taille de ce swap dépend de la mémoire vive de votre
machine. Généralement, on crée un swap
équivalent à deux fois la taille de la mémoire
vive.
Le
fichier de Swap
Cette
méthode permet de ne pas monopoliser une partition pour le
swap, mais à l'inconvénient de ne pas être
la plus rapide (toute médaille a un revers).
Pour
créer le fichier, il faut créer un fichier vide (enfin
presque) de la taille que vous voulez pour votre zone de swap, pour
ce faire, il faut utiliser la commande suivante :
dd
if=/dev/zero of=/etc/swapfile bs=1024 count=8192
avec
bs égale à la taille du bloc, count égale à
la taille en kilo-octets de votre zone de swap (ici, 8 Mo), of
représentant le nom du fichier de swap.
Il
faut ensuite initialiser ce fichier comme zone de swap :
mkswap
/etc/swapfile 8192
Pour
que Linux/68k sache où se trouve le fichier de swap, il faut
modifier le fichier /etc/fstab.
Il
faut lui rajouter la ligne suivante :
/etc/swapfile
/etc swap defaults 0 0
Pour
prendre en compte ce swap, utilisez la commande : swapon -a ou
rebootez car cette commande est incluse dans un des fichiers de
démarrage.
Partition
de Swap
La
partition de swap est la solution la plus efficace sous Linux/68k.
Pour
initialiser la partition, il suffit d'utiliser la commande
mkswap comme pour le fichier, car les partitions sont vues comme des
fichiers sous Linux/68k.
Par
exemple, pour la 3eme partition du premier disque SCSI et pour une
taille de 8Mo, il faut utiliser la commande :
mkswap
/dev/sda3 8192
ATTENTION
: ne mettez pas une taille supérieure à la taille de
votre partition sinon Linux/68k ira écrire sur la partition
suivante, et là, les dégâts seront irrécupérables
si vous avez des données sur cette partition. Vous pouvez par
contre mettre une taille plus petite sans problème.
Comme
dans le cas du fichier, il faut dire à Linux/68k où se
trouve cette partition de swap. Il faut donc rajouter la ligne
suivante au fichier /etc/fstab :
/dev/sda3
swap swap defaults 0 0
Les
Utilisateurs et les Groupes
Sous
Linux/68k, il est fortement recommandé de travailler sous un
utilisateur normal, car le travail sous root peut-être
dangereux car il a le droit d'effacer n'importe quel
fichier du système.
Pour
ajouter un utilisateur, le fichier mis en jeu s'appelle
/etc/passwd. Il suffit d'ajouter une ligne du type :
david::500:100:David
Cure:/users/david:/bin/bash
avec :
- dans la 1ère colonne : le nom de login,
- dans
la 2ème colonne : le mot de passe crypté, cela veut
dire, que même le super-utilisateur (root) ne pourra pas le
lire, ce n'est pas vous qui aller le saisir directement ici,
- dans
la 3ème colonne : le numéro de l'utilisateur,
vous pouvez mettre ce que vous voulez,
- dans
la 4ème colonne : le numéro du groupe auquel appartient
l'utilisateur,
- dans
la 5ème colonne : le nom complet,
- dans
la 6ème colonne : le répertoire d'accueil (home
directory),
- et
dans la 7ème colonne : le programme à exécuter
lors du login, en général, un shell.
Il
faut ensuite ajouter le groupe de l'utilisateur (s'il
n'existe pas) dans le fichier /etc/group. Pour cela, il faut
ajouter une ligne du type :
users::100:david
avec :
- dans la 1ère colonne : nom du groupe,
- dans
la 2ème colonne : mot de passe, ne contient rien en
général,
- dans
la 3ème colonne : numéro du groupe,
- et
dans la 4ème colonne : personnes faisant parti du groupe.
Il
suffit ensuite de lancer la commande ‘passwd david' pour
changer le mot de passe et de créer le répertoire
d'accueil de l'utilisateur et de modifier les droits avec
les commandes suivantes (nous verrons en détail la notion de
droit le mois prochain) :
mkdir /users/david
chown david /users/david
chgrp users /users/david
Pour
information, il existe aussi un autre mode de gestion des mots de
passe disponible sous Linux/68k qui s'appelle ‘shadow
password'.
Il
apporte une sécurité accrue car dans la version
normale, le fichier /etc/passwd est lisible par tous les
utilisateurs. Dans ce nouveau mode, un fichier supplémentaire
rentre en jeu (/etc/shadow), lisible uniquement par root et c'est
lui qui contient les mots de passe pour chaque utilisateur.
Conclusion
Voilà,
l'installation de base du système est finie. Le mois
prochain, nous compléterons la notion d'utilisateurs et
nous verrons l'utilisation en détail de l'éditeur
de texte ‘vi' car sa prise en main n'est pas
évidente et nous en aurons beaucoup besoin dans les prochains
articles, notamment pour la configuration du réseau car le
nombre de fichier à modifier et à créer est
important.